La quatrième édition du Forum international sur le cadre de vie s'est tenue au Bénin. Cet événement a rassemblé divers acteurs autour des enjeux liés à l'aménagement et au développement du territoire. La tenue de cette rencontre au sein du pays note l'importance accordée aux problématiques d'urbanisme et de gestion des espaces de vie, dans un contexte où les défis liés à la structuration des territoires deviennent centraux pour les politiques publiques nationales et continentales.
Abdoulaye Bio Tchané, président du Conseil économique et social (CES), a visité le forum le vendredi 9 octobre 2026. Sa présence a permis d'examiner les réflexions portées par les participants sur les politiques publiques relatives au cadre de vie. Lors de cette visite, le président du Conseil économique et social (CES) a pu prendre la mesure des solutions techniques proposées par les experts présents. Les travaux ont pris fin après plusieurs journées d'échanges techniques, durant lesquelles les intervenants ont pu approfondir les modalités de mise en œuvre des stratégies de développement durable.
Une invitation ministérielle stratégique
Georges Alé, ministre du Cadre de vie et des Transports, chargé du Développement durable, a lancé l'invitation officielle pour la tenue de ce forum au Bénin. Son ministère a piloté l'organisation de cet événement afin de réunir les acteurs concernés par les politiques d'aménagement et les enjeux de durabilité sur le territoire. Cette initiative ministérielle visait à créer un espace de dialogue structuré entre les décideurs publics, les techniciens du secteur et les représentants des différentes structures impliquées dans la gestion du cadre de vie. En prenant le leadership de cette organisation, le ministère a cherché à harmoniser les visions autour des priorités nationales en matière d'aménagement du territoire.
« Économie des territoires africains : accélérer la transition vers la sobriété carbone » constituait le thème central de cette quatrième édition. Ce sujet a orienté les échanges techniques menés par les participants tout au long de la rencontre. Les débats ont porté sur les leviers permettant une mutation des modes de développement local en Afrique, tout en intégrant les contraintes liées aux émissions de carbone et à la gestion durable des ressources.
Les réflexions se sont articulées autour de la nécessité de repenser les modèles économiques locaux pour les rendre plus résilients et moins dépendants des ressources à forte empreinte carbone. Les participants ont analysé les mécanismes de transition qui permettraient aux territoires africains de s'inscrire dans une dynamique de sobriété, tout en maintenant une croissance nécessaire à l'amélioration du cadre de vie des populations. Cette thématique a favorisé des discussions approfondies sur la planification urbaine, le transport durable et la valorisation des ressources locales, autant de piliers essentiels pour une mutation réussie des territoires. En clôturant ces journées, les organisateurs ont réaffirmé l'engagement du pays à poursuivre les réflexions entamées lors de cet événement, afin de traduire les recommandations techniques en actions concrètes sur le terrain, favorisant ainsi une meilleure durabilité des infrastructures et des services liés au cadre de vie.