Me Magloire Yansunu a été condamné en juillet 2026 à une peine de sept ans d'emprisonnement pour abus de confiance et blanchiment d'argent. Cette décision judiciaire, prononcée au cours de l'été 2026, fait suite à des poursuites engagées à l'encontre de l'avocat au Bénin. L'affaire, qui a conduit à cette condamnation ferme de sept ans, repose sur des accusations d'abus de confiance et de blanchiment d'argent portées contre le professionnel du droit.
Les avocats de Me Magloire Yansunu ont déposé un recours contre cette condamnation le 12 octobre 2026. Cette démarche juridique, qui prend la forme d'un recours formel, marque une étape décisive dans la stratégie de défense mise en œuvre par les conseils de l'avocat. Cette demande de remise en liberté et d'appel a été transmise à la Cour d'appel de la CRIET. Les conseils juridiques contestent la sentence prononcée précédemment et sollicitent désormais un nouvel examen du dossier par la juridiction compétente, espérant obtenir une révision de la décision initiale ou, à tout le moins, une libération temporaire de leur client dans l'attente de la suite de la procédure judiciaire.
Détails de la condamnation judiciaire
La condamnation prononcée en juillet 2026 contre Me Magloire Yansunu comporte des volets financiers stricts et précis. Le jugement impose à l'avocat le paiement d'une amende de 29 millions de francs CFA, une somme qui constitue une composante essentielle de la sanction pénale infligée par le tribunal. Parallèlement à cette amende, le tribunal a ordonné le versement de 3,6 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts à la partie civile, visant ainsi à réparer le préjudice financier identifié au cours du procès. Ces obligations financières s'ajoutent à la peine privative de liberté de sept ans initialement notifiée.
Me Cyril Djikui a plaidé pour la remise en liberté de son confrère lors de l'audience, invoquant l'état de santé de ce dernier pour justifier cette requête urgente. S'adressant à la cour, il a déclaré : "Est-il en mesure de déposer devant vous ? Je ne l’ai pas reconnu. Permettez-lui d’aller se soigner et de revenir. À vous de mesurer, Monsieur le Président". Cette intervention note l'inquiétude de la défense quant à l'aptitude physique de Me Magloire Yansunu à faire face à ses conditions de détention actuelles, plaidant pour une mesure de clémence basée sur des impératifs médicaux.
La Cour d'appel de la CRIET a fixé une audience pour le 26 octobre 2026. Cette séance sera consacrée à l'examen et à la décision concernant la demande de remise en liberté provisoire déposée par la défense le 12 octobre 2026. La cour devra alors évaluer les arguments présentés par Me Cyril Djikui, notamment les éléments relatifs à la santé de Me Magloire Yansunu, tout en examinant la validité du recours contre la condamnation initiale de sept ans pour abus de confiance et blanchiment d'argent. Les magistrats devront statuer sur la nécessité de maintenir l'avocat en détention ou d'accorder sa libération provisoire en attendant que l'appel soit pleinement instruit par la juridiction.