Le procès de Florence Kingbo, qui se déroule au Bénin, a été reporté au 1er décembre 2026 en raison d'un litige financier concernant les coûts de procédure. Cette décision de report, actée par la juridiction saisie du dossier, découle directement de l'impossibilité de finaliser les étapes préliminaires requises pour la poursuite des débats. Me Aboubacar Baparapé a exprimé son étonnement face aux exigences liées aux frais médicaux, déclarant : « C’est de la bouche du ministère public que j’apprends que les frais de scanner sont à la charge des parents de Florence Kingbo ». De son côté, Florence Kingbo a contesté cette responsabilité financière devant le tribunal. La prévenue a affirmé : « Vous avez dit que c’est nous qui allons payer les frais, nous n’avons pas les moyens ». Ce désaccord sur le financement des examens nécessaires a conduit à la suspension de l'audience, dans l'attente d'une résolution sur la prise en charge.
Genèse de l'expertise psychiatrique
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a ordonné une expertise psychiatrique concernant Florence Kingbo le 24 mars 2026. Cette décision judiciaire visait à établir l'état mental de la prévenue dans le cadre de la procédure en cours au Bénin. Le rapport psychiatrique découlant de cet examen médical devait être déposé devant la juridiction à la fin du mois de mai 2026. La transmission de ce document technique constitue une étape préparatoire nécessaire aux débats prévus devant le tribunal, permettant ainsi d'éclairer la cour sur la situation de la prévenue avant la poursuite des échanges juridiques.
Le blocage de l'examen médical
L'audience du 2 juin 2026 a révélé que l'expertise psychiatrique ordonnée à l'encontre de Florence Kingbo n'avait pas été réalisée. Les magistrats ont constaté lors de cette séance que les conclusions médicales attendues ne figuraient pas au dossier de la procédure, marquant un arrêt dans le calendrier initialement prévu par la juridiction.
Le tribunal a précisé que l'expert psychiatre chargé de l'évaluation exige la réalisation préalable d'un examen par scanner pour finaliser son rapport. Selon les juges, ce document technique demeure indispensable à la poursuite des débats devant la juridiction béninoise. La nécessité de cet examen complémentaire, soulevée par le praticien, a été formellement notifiée aux parties présentes lors de l'audience.
La cour a indiqué, à cette occasion, que les frais inhérents à cet examen par scanner devaient être réglés par les parents de la prévenue. Cette exigence financière, formulée par les autorités judiciaires, conditionne la transmission de l'expertise psychiatrique nécessaire au bon déroulement du procès. En l'absence de paiement de ces frais, l'expert psychiatre maintient sa position sur l'impossibilité d'achever son travail d'évaluation, ce qui a directement motivé le report de l'affaire au 1er décembre 2026. La situation reste donc en suspens, le tribunal attendant désormais une résolution concernant le financement de l'examen médical pour permettre la reprise de la procédure.