Trois individus armés ont mené un braquage violent dans une ferme de Ouessè, au Bénin, dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 septembre 2026. L'attaque s'est déroulée vers 2 heures du matin, lorsqu'un groupe d'hommes munis de fusils artisanaux a fait irruption dans la propriété. Au cours de l'assaut, l'un des braqueurs a été accidentellement blessé par un tir provenant d'un de ses complices, selon les informations disponibles. Cet incident s'inscrit dans un contexte de recrudescence des actes criminels rapportés dans la région, soulignant les défis sécuritaires auxquels sont confrontées les communautés locales.
Déroulement de l'attaque
Le braquage s'est produit dans la localité d'Affoutoufadji, située dans l'arrondissement de Gbanlin, au sein de la commune de Ouessè. Cette incursion nocturne a ciblé l'exploitation agricole d'Armel TOGNON. Le propriétaire de la ferme, Armel TOGNON, a affronté les intrus muni d'une machette, parvenant à blesser l'un d'eux au cours de la confrontation. Cette riposte courageuse a marqué le début d'un échange tendu. Des traces de sang et deux cartouches de calibre 12 ont été découvertes sur les lieux, selon les constatations effectuées après l'incident. Ces éléments suggèrent une confrontation violente entre les assaillants et le propriétaire de l'exploitation agricole, qui a tenté de défendre sa propriété avec détermination. La présence des douilles de calibre 12 indique que les assaillants étaient armés de fusils, corroborant les informations initiales sur des armes artisanales utilisées lors de l'attaque. Les circonstances précises de la blessure par tir d'un des braqueurs par un complice restent sous investigation, mais elles attestent de la confusion et de la violence de l'événement.
Enquête et arrestations
Suite à ce braquage violent survenu dans la commune de Ouessè, la gendarmerie de l'arrondissement de Gbanlin a immédiatement ouvert une enquête judiciaire pour élucider les circonstances de l'attaque et identifier l'ensemble des auteurs. Les investigations ont débuté peu après les faits, visant à recueillir des preuves et des témoignages. Les forces de l'ordre se sont rapidement rendues dans le village de Tozoumè, où elles ont procédé à l'arrestation d'un individu blessé qui recevait des soins, ainsi que de deux autres personnes. Ces arrestations sont intervenues dans le cadre de l'enquête approfondie menée par les autorités.
Les trois suspects interpellés à Tozoumè ont fourni des informations cruciales aux enquêteurs. Ces renseignements ont permis d'identifier un autre membre du groupe de braqueurs, qui a ensuite été arrêté par les services de sécurité. Cette quatrième arrestation marque une avancée significative dans l'affaire, permettant de démanteler une partie du réseau responsable de cette attaque. Les recherches menées par la police ont également abouti à la découverte de l'arme utilisée lors du braquage. Le fusil a été retrouvé enterré dans un champ, un élément matériel important qui devrait appuyer les charges retenues contre les suspects lors des procédures judiciaires à venir.
Butin récupéré
Les objets dérobés lors du braquage comprenaient une somme de 140 000 francs CFA, selon les informations recueillies. En plus de l'argent liquide, un téléphone Android Redmi 15C ainsi qu'un téléphone mobile de marque Tecno avaient également été emportés par les assaillants au cours de leur fuite. Les investigations menées par les forces de l'ordre ont permis de retrouver les deux téléphones qui avaient été volés au cours de l'attaque, démontrant l'efficacité des opérations de recherche. Ces éléments du butin ont été récupérés par les enquêteurs, constituant des preuves tangibles pour l'accusation.
Contexte sécuritaire régional
La Police Républicaine a rendu public un rapport le 21 août 2026 concernant les opérations spéciales de sécurité menées dans le nord du Bénin. Ce bilan a fait état de 180 336 contrôles effectués et de 806 ghettos démantelés dans la région, témoignant d'une activité soutenue des forces de l'ordre. Ces chiffres illustrent les efforts considérables déployés par les forces de l'ordre pour faire face à l'insécurité grandissante dans cette partie du pays. Les actions visent à renforcer la présence policière, à démanteler les réseaux criminels et à améliorer la sécurité des populations, dans un contexte où les incidents tels que le braquage de Ouessè rappellent la persistance des menaces.