Sept pêcheurs originaires de Ngyeresia, dans la Western Region du Ghana, ont été portés disparus pendant deux semaines. Cette période d'incertitude a été causée par une panne de moteur hors-bord survenue en mer. Les membres de l'équipage se sont retrouvés à la dérive, incapables de regagner la côte par leurs propres moyens. La disparition a mobilisé les autorités locales et les services de secours jusqu'à leur localisation. Les opérations de recherche ont permis de retrouver les sept hommes sains et saufs après cet incident technique prolongé en haute mer. Ces marins ont pu regagner la terre ferme à l'issue de cet isolement forcé au large des côtes ghanéennes.
Une coopération maritime internationale réussie
La Ghana Navy a localisé les sept pêcheurs à 220 kilomètres des eaux territoriales du Ghana. Cette découverte est intervenue après deux semaines de dérive en haute mer, consécutives à une défaillance de leur système de propulsion. Les autorités militaires ont confirmé la position des disparus, permettant ainsi l'organisation de leur rapatriement vers la terre ferme depuis cette zone éloignée des côtes ghanéennes.
Le secteur de la pêche occupe une place prépondérante dans l'économie nationale. Actuellement, trois millions de personnes font partie de la chaîne de valeur de la pêche au Ghana. Cette population active dépend directement de la sécurité des activités en mer pour assurer ses revenus et ses moyens de subsistance. La fréquence des incidents techniques soulève des interrogations sur les protocoles de maintenance et d'assistance. Au cours des derniers mois, 13 pirogues sont restées bloquées en mer à cause de pannes de moteurs hors-bord, illustrant une vulnérabilité persistante des embarcations artisanales face aux aléas mécaniques.
Le Ministry of Fisheries and Aquaculture mène des discussions avec des acteurs industriels majeurs afin de renforcer la sécurité des professionnels du secteur. Ces pourparlers visent l'acquisition de balises de suivi et d'autres dispositifs de sécurité destinés aux pêcheurs, dans l'objectif de limiter les durées d'isolement lors de pannes. L'intégration de ces équipements technologiques est présentée comme une nécessité pour compléter les méthodes de navigation existantes.
La ministre des Pêches et de l'Aquaculture, Madam Emelia Arthur, a réagi à l'issue de cet événement. « Nous sommes reconnaissants envers Dieu d'avoir évité une telle calamité, mais que tous se souviennent que la sécurité en mer est une responsabilité partagée ; s'il vous plaît, utilisons à la fois les méthodes traditionnelles et modernes lors de nos expéditions pour nous sauver en période de difficulté », a déclaré la ministre. Cette prise de parole insiste sur la vigilance collective requise pour prévenir de nouveaux incidents similaires en haute mer.