Le procès du commissaire Delcoz Kindjanhoundé devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a été reporté au 17 août 2026. Cette audience devait initialement se tenir le lundi 13 juillet 2026. Le report a été annoncé par la CRIET, qui est en charge de cette affaire jugée sensible. La décision de reporter l'audience intervient dans un contexte de forte attente autour de ce dossier qui a captivé l'attention publique.
Les accusations contre le commissaire
Le commissaire Delcoz Kindjanhoundé était précédemment en charge de la sécurité du nouveau marché de Dantokpa, alors en construction à Akassato. Sa carrière a connu un tournant au début du mois de décembre 2025. C'est à cette période que les événements ayant conduit à son arrestation et aux charges actuelles ont commencé à se dessiner. Le commissaire Delcoz Kindjanhoundé a été arrêté le mardi 9 décembre 2025, marquant le début de la procédure judiciaire qui le mène aujourd'hui devant la CRIET.
Les accusations portées contre lui sont sérieuses et portent sur des faits d'une gravité considérable. Il a été inculpé pour incitation à la haine et à la rébellion, des chefs d'accusation qui soulignent la nature politique et sociale de l'affaire. Le commissaire est également poursuivi pour incitation à la désobéissance civile, une charge qui met en lumière son rôle présumé dans l'encouragement de la population à s'opposer aux autorités établies. Enfin, une accusation de tentative de déstabilisation des institutions républicaines complète le tableau des infractions qui lui sont reprochées, indiquant une menace perçue pour la stabilité de l'État. Ces charges graves sont au cœur de l'affaire examinée par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Déroulement de la procédure judiciaire
Le report de l'audience a été effectué à la demande expresse de son avocat, Maître Julien Togbadja. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a accédé à cette requête, reprogrammant l'affaire au lundi 17 août 2026. Cette décision fait suite à une audience tenue le 15 juin 2026, au cours de laquelle la CRIET avait initialement mis l'affaire en délibéré pour le lundi 13 juillet 2026. La complexité du dossier et les enjeux qu'il représente pour toutes les parties ont sans doute pesé dans la décision de la cour d'accorder ce délai supplémentaire. L'affaire concerne le commissaire Delcoz Kindjanhoundé, ancien responsable de la sécurité du nouveau marché de Dantokpa, dont le parcours professionnel a été brusquement interrompu par ces poursuites judiciaires.
Contexte et implications futures
Le commissaire Delcoz Kindjanhoundé avait adopté une posture de défi face au pouvoir exécutif, allant jusqu'à exiger publiquement la démission du Président de la République et menaçant de le faire arrêter, selon des sources proches du dossier. Cette attitude a précédé les accusations portées contre lui et semble avoir joué un rôle central dans le déclenchement de la procédure judiciaire. Ces déclarations publiques, perçues comme une confrontation directe avec l'autorité en place, ont contribué à la nature très médiatisée et politiquement chargée de cette affaire.
La défense a sollicité ce report afin d'assurer une défense optimale et d'examiner en profondeur les aspects techniques de la procédure. Cette demande, acceptée par la CRIET, note la complexité du dossier et l'importance accordée par la défense à la préparation de l'audience. Un tel report est souvent nécessaire dans les affaires de cette envergure, où la collecte de preuves, l'analyse des arguments juridiques et la stratégie de la défense requièrent un temps considérable. La date du 17 août 2026 marquera donc une nouvelle étape clé dans ce procès très attendu, où les implications pour le commissaire Delcoz Kindjanhoundé et pour la perception des institutions républicaines seront scrutées avec attention.