Alors que la rentrée scolaire officielle est fixée au lundi 14 septembre 2026 au Bénin, une tendance parentale virale sur TikTok suscite l'intérêt et la discussion. Cette pratique, qui gagne en popularité, consiste pour les parents à simuler avec leurs enfants des situations de moqueries ou de harcèlement, afin de leur faire répéter des réponses brèves, calmes et affirmées. L'objectif est de préparer les jeunes à faire face à ces défis potentiels dans l'environnement scolaire. Cependant, les recommandations officielles divergent sur certaines approches, soulignant la complexité inhérente à la mise en place de stratégies anti-harcèlement efficaces. Le site gouvernemental américain StopBullying.gov déconseille spécifiquement de demander à l'enfant d'ignorer systématiquement le harcèlement et de ne pas l'encourager à se battre physiquement, mettant en lumière les nuances nécessaires pour aborder ces situations délicates.
La tendance TikTok de préparation
La période de pré-rentrée scolaire au Bénin s'étend du 7 au 11 septembre, précédant la rentrée officielle du 14 septembre. C'est dans ce contexte que cette tendance TikTok, présentée le 8 septembre 2026 par la presse australienne comme une méthode éducative virale pour les parents, a attiré l'attention. Elle propose des réponses concises et percutantes que les enfants peuvent utiliser lorsqu'ils sont confrontés à des moqueries ou des intimidations. Cinq formulations simples peuvent servir de point de départ pour les réponses des enfants face au harcèlement, offrant un répertoire de répliques prêtes à l'emploi. Parmi celles-ci, il est proposé de dire : « Je n'accepte pas que tu me parles comme ça. » ou simplement « Arrête. » Ces phrases sont conçues pour être faciles à mémoriser et à utiliser sous pression. Les parents sont encouragés à simuler ces situations avec leurs enfants, transformant l'apprentissage en un jeu de rôle interactif et rassurant. D'autres phrases suggérées incluent : « Je vais rejoindre mes amis ou un adulte. », une stratégie d'évitement actif, « Ce que tu dis ne détermine pas ma valeur. », une affirmation de soi, ou encore « Je vais en parler à un adulte. », une démarche essentielle pour solliciter de l'aide. Ces phrases visent à équiper les enfants de répliques immédiates face aux moqueries, leur donnant des outils verbaux pour désamorcer ou signaler les situations difficiles.
Conseils d'experts pour l'intervention
L'UNICEF, organisation mondiale dédiée à la protection de l'enfance, offre des conseils précieux aux parents confrontés à ces situations. L'organisation conseille aux parents d'écouter leur enfant avec calme pour comprendre les situations qui le frustrent. Cette approche implique d'imaginer des réponses constructives et inoffensives, selon l'organisation, permettant à l'enfant de se sentir entendu et soutenu. L'objectif est de permettre à l'enfant de développer des stratégies adaptées face aux moqueries ou au harcèlement, en s'appuyant sur l'écoute active et la guidance bienveillante des parents. L'UNICEF recommande également de collaborer activement avec l'établissement scolaire lorsque l'enfant est victime de harcèlement. Cette collaboration permet d'établir une approche coordonnée entre le foyer et l'école, assurant ainsi un environnement sécurisant pour l'enfant et la mise en place de mesures de soutien appropriées et cohérentes. Travailler main dans la main avec les professionnels de l'éducation est souvent la clé pour résoudre durablement les problèmes d'intimidation.
Gérer le cyberharcèlement et les cas graves
Face à la montée du cyberharcèlement, les mesures de soutien spécifiques sont indispensables pour protéger les enfants dans l'espace numérique. Ces mesures incluent la préservation des preuves, qui est clé pour documenter les incidents et faciliter d'éventuelles interventions. Il est également recommandé de bloquer ou de signaler les comptes concernés lorsque cela est jugé approprié, afin de couper le contact avec les harceleurs et d'alerter les plateformes. Enfin, il est essentiel d'orienter l'enfant dans ses activités numériques, en lui apprenant à naviguer de manière sûre et responsable sur internet. Ces actions visent à protéger l'enfant et à documenter les incidents pour d'éventuelles interventions des autorités scolaires ou légales.
Si des incidents se répètent, notamment s'ils sont accompagnés de menaces, de violence physique ou psychologique, d'isolement social ou d'une détresse émotionnelle sévère, il est impératif que l'enfant puisse rapidement se fier à un parent, un enseignant, un responsable scolaire ou un professionnel qualifié. Cette réactivité est essentielle pour garantir la sécurité et le bien-être de l'enfant face à des situations graves, qui peuvent avoir des conséquences profondes et durables sur sa santé mentale et son développement. La mise en place d'un réseau de soutien solide autour de l'enfant est donc une priorité absolue.