Le ministre des Travaux, David Umahi, a vivement critiqué la Benin-Asaba Expressway Concession Company (BAECC) concernant la gestion de l'autoroute Bénin-Asaba. Cette réprimande est intervenue à la suite de l'état préoccupant de la route, pour lequel le ministre a exprimé sa colère. Il a spécifiquement reproché à la BAECC d'avoir retiré l'asphalte existant sans avoir au préalable mis en place des fossés latéraux adéquats. Selon David Umahi, cette pratique a directement contribué à la détérioration continue de l'autoroute, affectant la fluidité du trafic et la sécurité des usagers.
Critiques sur la gestion du projet
David Umahi a reproché à la Benin-Asaba Expressway Concession Company (BAECC) un manque de compétence technique nécessaire pour un projet autoroutier d'une telle envergure. Le ministre des Travaux a souligné que l'entreprise concessionnaire n'avait pas démontré les capacités requises pour mener à bien la construction de la route Bénin-Asaba. Selon lui, cette insuffisance technique était une cause directe des problèmes rencontrés sur le chantier. Le ministre a insisté sur l'importance de l'expertise dans la gestion des infrastructures routières critiques, affirmant que la BAECC n'avait pas répondu aux attentes en la matière.
Le ministre Umahi a affirmé que les responsables de la concession auraient été arrêtés pour destruction présumée de biens publics, si les circonstances l'avaient permis. Il a exprimé son indignation face aux actions de la BAECC, estimant que la détérioration de la route résultait d'une gestion inappropriée. David Umahi a martelé que de telles pratiques étaient inacceptables et qu'elles auraient dû entraîner des sanctions pénales. Il a rappelé que l'intégrité des infrastructures publiques était essentielle et que toute action y portant atteinte devait être sévèrement réprimandée.
David Umahi a précisé que le ministère des Travaux n'avait jamais autorisé le retrait de l'asphalte de la route existante. Le ministre a souligné que cette décision unilatérale de la BAECC était en contradiction avec les directives du ministère et les accords initiaux. Il a déclaré que l'enlèvement de l'asphalte sans supervision adéquate avait contribué à la dégradation rapide de la chaussée. Le ministre a qualifié cette initiative de la BAECC de décision irréfléchie, ayant eu des conséquences négatives sur l'état général de l'autoroute.
Les explications du concessionnaire
Samuel Daramola, le directeur général de la Benin-Asaba Expressway Concession Company (BAECC), a attribué la lenteur des travaux aux fortes précipitations et au volume important de la circulation. Daramola a soutenu que la BAECC restait engagée à achever le projet et le finançait conformément aux termes de la concession. La BAECC avait par ailleurs assuré en octobre 2025 que le projet serait terminé dans les délais convenus.
Contexte et directives présidentielles
La concession de l'autoroute Bénin-Asaba avait été accordée à la Benin-Asaba Expressway Concession Company (BAECC) en 2025, avec pour objectif sa transformation en une autoroute à 10 voies. Ce projet d'envergure visait à moderniser cet axe routier essentiel, mais sa mise en œuvre a suscité de vives critiques.
Dans ce contexte, le président Bola Ahmed Tinubu a récemment donné des directives pour le réaménagement des routes s'étendant du Kogi à Warri, en passant par l'État d'Edo. Il est envisagé l'utilisation de dalles en béton pour ces infrastructures. Cette orientation présidentielle s'inscrit dans une volonté de garantir la durabilité et la qualité des infrastructures routières nationales.
Réactions et présence locale
Le ministre des Travaux, David Umahi, a exprimé son mécontentement mardi lors d'une évaluation sur place de la route à Benin City, dans l'État d'Edo. Cette inspection a permis au ministre de constater directement l'état de l'infrastructure et de réitérer ses critiques envers la société concessionnaire. La présence du ministre sur le terrain note l'importance accordée par les autorités à la situation de cet axe routier majeur. Le gouverneur Monday Okpebholo était présent lors de cette évaluation, marquant l'engagement des autorités locales dans le suivi du dossier. Sa participation a souligné la dimension régionale des préoccupations concernant l'état de la route.