Un jeune homme a comparu le jeudi 30 avril 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) au Bénin, où il est poursuivi pour fraude via internet. Cette comparution marque une étape significative dans une affaire de cybercriminalité qui a vu un préjudice financier important pour la victime. La victime de cette affaire a transféré la somme de 509 000 FCFA. Le jeune homme est spécifiquement accusé d'avoir usurpé l'identité d'un changeur de monnaie en ligne afin d'escroquer une personne. La CRIET a indiqué que « La décision de la CRIET est attendue le 25 juin 2026 », date à laquelle le verdict sera rendu public.
Les circonstances de la fraude
Le prévenu a été accusé d'avoir usurpé l'identité d'un changeur de monnaie en ligne pour escroquer une victime. Les faits révèlent que la victime, cherchant à contacter son changeur habituel pour une transaction, a par erreur communiqué avec l'accusé. Cette méprise a été exploitée par le prévenu qui s'est fait passer pour le changeur légitime. C'est à la suite de cette regrettable erreur qu'elle lui a transféré une somme de 509 000 FCFA, croyant effectuer une opération légale. Le mode opératoire de l'accusé, qui s'est fait passer pour un professionnel du change, a permis de berner la victime, mettant en lumière les risques liés aux transactions financières en ligne.
L'enquête et l'arrestation
La victime a signalé l'incident au Centre national d’investigations numériques (CNIN) afin d'alerter les autorités sur la fraude dont elle avait été l'objet. Ce signalement rapide a enclenché la procédure d'enquête menée par les services compétents, démontrant l'efficacité de la collaboration entre les citoyens et les forces de l'ordre en matière de cybercriminalité. Dans le cadre de cette investigation approfondie, le suspect a été appréhendé par les forces de l'ordre. Après son arrestation, il a été placé sous mandat de dépôt, une mesure l'ayant mené à l'incarcération en attendant la suite des procédures judiciaires. Ces étapes ont conduit à sa comparution devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) le jeudi 30 avril 2026, marquant le début de son procès.
Autres accusations de cybercriminalité
Le jeune homme est également soupçonné d'autres activités cybercriminelles, selon les informations disponibles, ce qui élargit la portée des accusations à son encontre. L'accusé se présenterait comme un agent de la Loterie Nationale du Bénin pour contacter de potentielles victimes. Il leur annoncerait des gains fictifs et les inciterait à cliquer sur des liens malveillants, dans le but de dérober leurs données personnelles, telles que des informations bancaires ou des identifiants de connexion. Ces faits s'ajoutent aux accusations initiales de fraude liées à l'usurpation d'identité du changeur de monnaie. Face à ces allégations, l'accusé a admis avoir reçu les fonds destinés au changeur de monnaie, reconnaissant ainsi sa participation à cette première fraude. Cependant, il a fermement nié les accusations de cybercriminalité portant sur l'usurpation d'identité d'un agent de la Loterie Nationale du Bénin et le vol de données, affirmant son innocence sur ces points spécifiques.
Le verdict attendu
La décision de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) est attendue le 25 juin 2026, comme l'a indiqué la juridiction, date à laquelle le sort du jeune homme sera scellé. Lors de l'audience, le procureur de la République, représentant le ministère public, a requis une peine de cinq ans d'emprisonnement ferme à l'encontre du jeune homme, soulignant la gravité des faits reprochés et la nécessité d'une sanction exemplaire. Une amende de deux millions de FCFA a également été demandée par le ministère public, en complément de la peine privative de liberté, afin de réparer le préjudice causé et de dissuader de futures infractions. L'accusé est poursuivi pour fraude en ligne après avoir usurpé l'identité d'un changeur de monnaie et est également soupçonné d'autres activités cybercriminelles, bien qu'il ait nié ces dernières accusations. Le jugement de la CRIET sera donc clé pour déterminer la responsabilité du prévenu face à l'ensemble des charges qui pèsent sur lui.