Au Bénin, les écoles de dix communes situées dans le nord du pays sont restées fermées, une mesure liée aux menaces sécuritaires. Cette décision, prise par les autorités éducatives béninoises, vise à protéger les élèves et le personnel enseignant face à un contexte régional de plus en plus tendu. Les autorités éducatives béninoises ont justifié cette décision par le risque d'éventuelles attaques terroristes à proximité des frontières avec le Burkina Faso et le Niger. Cette fermeture concerne des établissements scolaires dans des zones considérées comme particulièrement vulnérables aux incursions de groupes armés. Les autorités éducatives du Bénin ont précisé que "les responsables n'ont pas spécifié le nombre d'écoles fermées", indiquant que la mesure est préventive face à la situation sécuritaire instable dans la région. Cette absence de précision s'explique par la nature évolutive de la menace et la volonté de ne pas fournir d'informations stratégiques aux groupes hostiles.
Hausse de la violence jihadiste
La violence impliquant des groupes jihadistes dans les zones frontalières désignées du Bénin, du Niger et du Nigeria a connu une augmentation significative, provoquant des perturbations majeures dans la vie quotidienne des populations, y compris l'accès à l'éducation. Selon les données de l'Armed Conflict Location & Event Data (ACLED), le nombre d'incidents violents a progressé de 86 % en 2025 par rapport à l'année 2024. Cette hausse alarmante témoigne d'une intensification des activités des groupes armés non étatiques dans ces régions. ACLED, une organisation spécialisée dans la collecte de données sur les conflits, suit attentivement l'évolution de la situation sécuritaire dans la région, ses rapports soulignant une dégradation continue.
Cette escalade de la violence s'est également traduite par une hausse alarmante du nombre de victimes. Le nombre de décès liés à ces incidents a ainsi bondi de 262 % sur la même période, soulignant la gravité de la situation sécuritaire dans ces régions frontalières. Ces chiffres témoignent d'une détérioration rapide du contexte sécuritaire, affectant directement les populations locales et mettant en péril leur sécurité et leur bien-être. La multiplication des attaques et des affrontements crée un climat de peur et d'incertitude.
Un incident récent illustre cette intensification des attaques : des assaillants armés ont incendié une école primaire à Dekari au mois de juin. Cet acte de destruction visant une institution éducative met en lumière la menace directe qui pèse sur les infrastructures scolaires et, par extension, sur l'accès à l'éducation des enfants dans ces zones. L'incendie d'une école est un symbole fort de la volonté de ces groupes de perturber la vie civile et de nier les droits fondamentaux.
Conséquences pour les élèves
Face à cette insécurité grandissante, des mesures ont été prises pour assurer la continuité de l'éducation. Les élèves de ces communautés ont été affectés à des établissements situés dans des zones plus sûres, une mesure visant à garantir leur sécurité et la continuité de leur éducation. Cette relocalisation intervient alors que la situation sécuritaire reste préoccupante dans certaines régions frontalières, rendant impossible le maintien des cours dans leurs écoles d'origine. Cette démarche logistique complexe vise à minimiser l'impact de la crise sur l'avenir des jeunes générations.
Au Nigeria, la situation est tout aussi critique. Seules les écoles des villes de Wawa et New Bussa devaient reprendre les cours le 14 septembre, a déclaré un représentant du ministère de l'Éducation de l'État du Niger. Cette précision note la prudence des autorités face aux menaces persistantes, limitant la réouverture à des localités jugées moins à risque et où les conditions de sécurité peuvent être assurées. La décision reflète une approche ciblée pour protéger les populations scolaires, en privilégiant la sécurité avant tout.
Mesures et coopération sécuritaire
Au Nigeria, quasiment toutes les écoles situées dans les villages touchés par les violences sont restées fermées depuis 2025. Cette mesure concerne les établissements scolaires dans des zones particulièrement affectées par l'insécurité, où la présence de groupes armés rend la scolarisation impossible. Mukadas Dinday, un responsable zonal du service de l'éducation, a confirmé que "quasiment toutes les écoles des villages touchés par la violence sont fermées depuis 2025", soulignant l'ampleur de la perturbation éducative dans ces régions et les défis colossaux auxquels sont confrontées les autorités.
Après l'incendie d'une école primaire à Dekari en juin, un événement tragique a marqué la communauté éducative : le directeur de l'établissement a été enlevé puis tué, illustrant la gravité des menaces pesant sur le personnel éducatif et les infrastructures scolaires. Cet événement met en lumière les risques encourus par ceux qui tentent de maintenir l'accès à l'éducation dans ces zones instables, et la brutalité des groupes armés.
Au Bénin, les autorités éducatives n'ont pas précisé le nombre exact d'écoles fermées. "Les responsables n'ont pas spécifié le nombre d'écoles fermées", ont indiqué les autorités éducatives béninoises, une déclaration qui note une approche prudente face aux menaces sécuritaires perçues. Cette absence de chiffres précis reflète une situation évolutive et la volonté de ne pas divulguer d'informations sensibles qui pourraient être exploitées par les groupes terroristes. La coopération régionale et les efforts conjoints pour renforcer la sécurité sont essentiels pour permettre un retour à la normale et garantir le droit à l'éducation dans ces zones frontalières.