Adanvo Méchac, un cordonnier résidant dans le quartier de Zongo à Cotonou, a été condamné à cinq ans d'emprisonnement pour agression sexuelle. Cette décision judiciaire intervient dans le cadre d'une affaire qui a mené à la confirmation de sa peine, soulignant la fermeté du système judiciaire face à de tels crimes. Les faits, d'une gravité particulière, ont conduit à cette sanction ferme pour l'accusé, qui devra purger une peine de cinq années derrière les barreaux.
Confirmation de la peine
La chambre des appels de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) a confirmé la peine d'Adanvo Méchac le 6 juin 2026. Cette décision entérine une condamnation prononcée en première instance, marquant une étape finale dans le processus judiciaire de cette affaire sensible. La confirmation de la sentence par la CRIET met en lumière l'importance accordée à la protection des victimes et à la répression des agressions sexuelles.
Adanvo Méchac avait été initialement reconnu coupable en première instance le 11 février 2026. Après un examen approfondi du dossier, la chambre des appels a, selon les informations disponibles, confirmé la première décision dans toutes ses dispositions. Cela signifie que la peine de cinq ans d'emprisonnement, ainsi que les autres modalités de la sentence, ont été maintenues sans modification par la juridiction supérieure. Cette confirmation réaffirme la validité du jugement initial et la solidité des preuves présentées.
Les faits de l'agression
L'affaire concerne une agression sexuelle perpétrée sur une fillette âgée de seulement 7 ans, un détail qui a particulièrement choqué l'opinion publique et mobilisé les acteurs de la protection de l'enfance. Selon les éléments recueillis au cours de l'enquête et présentés devant les tribunaux, une première tentative d'agression par Adanvo Méchac a eu lieu le vendredi 20 juin 2025. Cet acte initial, bien que non consommé, a constitué une première alerte sur le comportement de l'accusé.
Malheureusement, l'agresseur présumé a réitéré ses actes le lendemain, avec une seconde agression sur la même victime, le samedi 21 juin 2025. Ces deux incidents successifs sur la jeune victime ont constitué la base des accusations portées contre Adanvo Méchac. La mère de la fillette a découvert les faits le lundi 23 juin 2025, après que sa fille, avec courage, lui a relaté les événements traumatisants qu'elle avait subis. Cette découverte a mené au dépôt immédiat d'une plainte auprès des autorités compétentes et à l'ouverture de l'enquête judiciaire qui a abouti à la condamnation de l'accusé. La rapidité de la réaction de la mère a été clé pour la prise en charge de l'affaire.
Détails de la sentence
La sentence infligée à Adanvo Méchac comprend, outre la peine de cinq ans d'emprisonnement, une amende de 500 000 francs CFA. Cette somme est destinée à être versée en dommages et intérêts à la victime, en réparation du préjudice moral et physique subi. L'octroi de dommages et intérêts vise à apporter une forme de compensation à la jeune fillette et à sa famille, reconnaissant l'impact profond de l'agression sur sa vie.
L'Institut national de la femme, qui s'était constitué partie civile dans cette affaire, s'est vu accorder un franc symbolique. Cette décision reconnaît le rôle essentiel de l'institution dans la défense des droits des femmes et des jeunes filles au Bénin, sans pour autant lui allouer une compensation financière substantielle. La constitution de partie civile par l'Institut national de la femme a démontré l'engagement des organisations de la société civile dans la lutte contre les violences faites aux enfants et a renforcé la portée symbolique de ce jugement. Cette condamnation ferme envoie un message clair quant à la détermination des autorités judiciaires à poursuivre et sanctionner sévèrement les auteurs d'agressions sexuelles, en particulier lorsque les victimes sont des enfants.