La Cour Commerciale de Cotonou a condamné Edgard Guidibi à verser plus de 55 millions de FCFA à la société Finadev SA. Ce jugement, rendu le 4 juin 2026, fait suite à une action intentée par l'administrateur provisoire de Finadev SA, M. Aymar C. Adonon. M. Adonon avait invoqué la clause résolutoire en mars 2026, menant à cette décision judiciaire. La sentence marque une étape significative dans les démêlés judiciaires auxquels Edgard Guidibi est confronté, soulignant la complexité des affaires qui l'entourent.
Condamnation commerciale et prêt initial
La Cour Commerciale de Cotonou a ordonné à Edgard Guidibi de verser la somme exacte de 55 028 420 francs CFA à la société Finadev SA. Cette décision judiciaire découle d'un contentieux lié à un prêt contracté par M. Guidibi en octobre 2016. Ce prêt initial s'élevait à 100 millions de francs CFA et avait été octroyé par Finadev SA. Les démarches pour recouvrer ce prêt ont été longues et complexes. Un accord de paiement avait été signé entre les parties quatre ans avant mars 2026, tentant de résoudre la situation à l'amiable. Cependant, cet accord n'ayant pas abouti à un règlement complet, l'administrateur provisoire de Finadev SA, M. Aymar C. Adonon, a été contraint d'invoquer la clause résolutoire en mars 2026. Cette action a directement mené au jugement prononcé le 4 juin 2026. Ce jugement constitue une nouvelle étape dans les procédures judiciaires impliquant Edgard Guidibi, mettant en lumière des obligations financières non honorées.
Détention par la CSAF
Edgard Guidibi a été placé en détention en octobre 2025 par la Cour Spéciale des Affaires Foncières (CSAF). Cette mesure intervient dans le cadre des multiples procédures judiciaires qui ciblent M. Guidibi, démontrant l'étendue des litiges auxquels il fait face. La CSAF, spécialisée dans les litiges fonciers, a ainsi intégré l'homme d'affaires à ses dossiers, indiquant la gravité des accusations portées contre lui dans ce domaine spécifique. Cette détention marque une étape supplémentaire dans les démêlés judiciaires d'Edgard Guidibi, déjà confronté à une condamnation de la Cour Commerciale de Cotonou concernant des sommes dues à Finadev SA. Elle note la pression juridique croissante exercée sur l'homme d'affaires.
Litige foncier complexe
Un litige foncier complexe a impliqué la communauté Tchin et des tiers revendiquant des droits de propriété. Ce différend concerne une parcelle de terrain située à Hêvié Ahouanondja, dont Edgard Guidibi aurait transféré la propriété. La situation note les multiples facettes des affaires judiciaires auxquelles M. Guidibi est confronté dans le pays, allant des dettes commerciales aux contestations de propriété foncière. Ce litige foncier ajoute une couche de complexité aux défis juridiques de M. Guidibi, car il touche à des questions de droits de propriété et de transactions immobilières.
Dans ce contexte, Edgard Guidibi a transféré la propriété d'une parcelle d'un hectare et demi à Hêvié Ahouanondja à Finadev SA le 11 avril 2022. Ce transfert s'inscrit dans les démarches de résolution de ses obligations financières envers l'institution, potentiellement en guise de garantie ou de remboursement partiel de ses dettes. Cette transaction foncière constitue une composante des relations complexes entre M. Guidibi et ses créanciers, s'ajoutant aux autres condamnations et procédures en cours. Elle illustre les tentatives de M. Guidibi de gérer ses passifs par le biais de cessions d'actifs.
Implications et portée
Les multiples affaires impliquant Edgard Guidibi, allant de condamnations commerciales à des détentions et des litiges fonciers, dessinent un tableau complexe de ses démêlés judiciaires. Sa condamnation à verser 55 028 420 francs CFA à Finadev SA par la Cour Commerciale de Cotonou s'ajoute à une détention par la CSAF en octobre 2025. Ces procédures mettent en lumière les défis auxquels M. Guidibi est confronté dans ses activités professionnelles et personnelles. Les transferts de propriété, comme celui d'une parcelle d'un hectare et demi à Hêvié Ahouanondja à Finadev SA, illustrent les tentatives de résolution de ses obligations financières. L'ensemble de ces événements judiciaires note la portée des conséquences pour Edgard Guidibi, qui doit naviguer entre différentes instances judiciaires et faire face à des réclamations financières et foncières substantielles.