Des chercheurs ont mené une étude entomologique autour des zones de reproduction historiques de l'onchocercose au Bénin et au Ghana durant les saisons des pluies 2023 et 2024. Ces travaux visaient à déterminer la portée géographique de la transmission de la maladie par les simulies infectées. Les relevés effectués autour du site de reproduction de Bétérou, au Bénin, indiquent la présence de mouches infectives jusqu'à une distance de 19 km du foyer initial. Cette observation précise l'étendue du rayon de risque sanitaire lié aux populations locales de vecteurs. L'analyse complète les données collectées sur les sites de reproduction étudiés dans les deux pays, offrant une mesure directe de la dispersion des insectes porteurs du parasite.
Méthodologie de l'enquête spatiale
Les chercheurs ont sélectionné 40 localités situées dans un rayon de 25 km autour de chacun des deux sites de reproduction étudiés. Cette sélection spatiale visait à couvrir l'aire potentielle de dispersion des insectes vecteurs dans les zones environnantes.
L'équipe a procédé à la collecte de 76 050 mouches noires sur une période cumulée de 656 jours d'échantillonnage. Ces opérations de terrain se sont concentrées principalement aux abords du site de reproduction de Bétérou. Les données recueillies permettent d'établir un inventaire précis des populations de simulies dans ces périmètres géographiques. L'échantillonnage systématique réalisé durant cette campagne complète l'évaluation de la portée de la transmission de l'onchocercose dans les secteurs ciblés au Bénin et au Ghana.
Résultats détaillés autour de Bétérou
Des pools de tests PCR positifs à l'O-150 ont été identifiés dans 31 des 41 sites examinés autour de Bétérou. Ces résultats confirment la présence du parasite dans la majorité des points de contrôle établis dans cette zone géographique du Bénin.
La prévalence des mouches infectives à Bétérou a été mesurée à 0,11 % en 2023. Les relevés effectués en 2024 indiquent une prévalence de 0,08 %. Ces données reflètent une variation du taux d'infection chez les vecteurs capturés sur le site au cours des deux saisons de pluie successives.
Aucune mouche infective n'a été détectée par analyse PCR sur le site d'Asubende, situé au Ghana. Ce constat marque une différence dans les résultats obtenus entre les zones de reproduction étudiées au Bénin et celles suivies sur le territoire ghanéen.