La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a procédé à sa rentrée judiciaire le 12 octobre 2026 au Bénin. Cette audience solennelle, tenue dans le respect des traditions protocolaires de l'institution, marque le début officiel des activités juridictionnelles de l'institution pour l'année en cours. Le procureur spécial Elonm Mario Mètonou et le président de la Cour Armel Tognon ont dirigé cette cérémonie institutionnelle, soulignant l'importance de ce rendez-vous annuel pour le fonctionnement de la justice pénale dans le pays.
Les magistrats ont réuni les acteurs du système judiciaire national afin d'ouvrir formellement les travaux de la juridiction spéciale. Cette étape protocolaire, essentielle au bon déroulement de la vie judiciaire, précède le traitement des dossiers pénaux inscrits au rôle de la juridiction. La CRIET poursuit ainsi ses missions de jugement des affaires relatives aux infractions économiques et aux actes de terrorisme sur l'ensemble du territoire béninois, réaffirmant son rôle dans la lutte contre ces formes spécifiques de criminalité.
Bilan statistique de l'activité judiciaire
L'activité de la juridiction fait l'objet d'un suivi rigoureux, comme en témoignent les chiffres communiqués lors de cette rentrée. La CRIET a enregistré 3 849 plaintes et procès-verbaux au cours de l'année judiciaire 2025-2026. Ce volume d'activité judiciaire marque une progression par rapport à l'exercice précédent, illustrant une augmentation du flux des dossiers soumis à l'examen des magistrats. Durant l'année judiciaire 2024-2025, la juridiction avait comptabilisé 3 067 plaintes et procès-verbaux. Cette évolution statistique reflète le rythme soutenu des saisines de la Cour au cours des deux dernières périodes annuelles.
Armel Tognon et Elonm Mario Mètonou ont orienté les travaux de la nouvelle année judiciaire 2026-2027 autour d'une thématique centrale qui guidera les réflexions et les pratiques au sein de la juridiction. Le thème retenu pour cet exercice est « Humaniser la justice pénale : entre protection des droits humains et efficacité répressive ». Cette orientation définit le cadre des activités pénales que la Cour entend mener sur le territoire béninois pour les mois à venir.
En choisissant cette thématique, la direction de la CRIET entend mettre en perspective les enjeux liés aux libertés individuelles et les impératifs de la répression pénale. Ce cadre conceptuel vise à structurer les débats juridiques et les décisions de justice tout au long de l'année 2026-2027. Les magistrats et l'ensemble des personnels de justice sont appelés à intégrer cette réflexion dans le traitement quotidien des dossiers, qu'il s'agisse d'infractions économiques complexes ou d'actes de terrorisme. La cérémonie du 12 octobre 2026 a ainsi permis de poser les jalons d'une année judiciaire placée sous le signe de l'équilibre entre la rigueur de la loi et le respect des droits fondamentaux des justiciables. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) confirme, par cette démarche, sa volonté de concilier ses missions régaliennes avec une approche attentive aux standards de protection des droits humains dans le cadre de ses procédures.