Six musiciens membres du Gangbé Brass Band ainsi que leurs familles ont reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF) le 15 juillet 2026. Cette décision administrative impose aux artistes, originaires du Bénin, de quitter la France. Les autorités ont notifié cette mesure aux intéressés au cours de l'été, marquant un tournant dans la situation du groupe musical. Le Gangbé Brass Band, ensemble de renommée internationale, se retrouve ainsi sous le coup d'une procédure d'expulsion. La mesure concerne directement ces six musiciens et leurs proches résidant actuellement sur le sol français. Aucun détail supplémentaire sur les motifs de cette décision n'a été communiqué par les instances compétentes à ce jour.
Un parcours artistique international
Le Gangbé Brass Band a vu le jour en 1994 à Cotonou. Depuis 2022, les musiciens membres de cette formation résident en France sous le couvert d'un visa « passeport talent ». Trois de ces artistes habitent actuellement à Douarnenez, commune située dans le département du Finistère. Concernant leur intégration sur le territoire français depuis l'obtention de ce titre de séjour, un membre du groupe précise : « depuis notre arrivée, on n’a jamais eu aucun problème ». Cette trajectoire artistique internationale, débutée il y a plus de trois décennies au Bénin, se heurte désormais à la procédure d'expulsion notifiée par les autorités le 15 juillet 2026.
Des recours juridiques complexes
Deux musiciens du groupe, Ebenezer et Prosper, ont engagé des recours juridiques individuels pour contester leur situation administrative. Ces demandes ont été rejetées par les instances compétentes au mois d'août 2026. Malgré ces décisions défavorables, la procédure globale se poursuit devant les juridictions spécialisées.
Le tribunal administratif de Rennes doit examiner un recours collectif déposé pour l'ensemble des musiciens concernés le 19 novembre 2026. Cette audience représente une étape déterminante pour les membres du Gangbé Brass Band, dont le maintien sur le territoire français demeure incertain depuis la notification des obligations de quitter le territoire le 15 juillet dernier.
Parallèlement à ces démarches judiciaires, une pétition a été lancée afin d'obtenir l'abrogation des mesures d'expulsion visant les artistes. Les initiateurs de cette mobilisation publique mettent en avant les conséquences économiques et professionnelles de la décision administrative sur la carrière de la formation. Ils font état de plus de trente annulations de concerts qui menacent directement le programme du groupe en raison de la situation actuelle. Le maintien de ces engagements dépend désormais de l'issue des procédures en cours devant le tribunal administratif de Rennes.