Le vice-président nigérian Kashim Shettima a effectué une visite officielle à Cotonou, en République du Bénin, afin d'évaluer la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) et de s'inspirer de son modèle pour la transformation économique du Nigeria. Cette visite, qui s'est déroulée en compagnie de six gouverneurs d'État nigérians, s'inscrit dans l'agenda du président Bola Tinubu et vise à ce que l'Afrique tire pleinement parti de ses ressources et reprenne le contrôle du commerce mondial. Kashim Shettima a souligné que, sur les 370 milliards de dollars que représente le coton au niveau mondial, l'Afrique n'en bénéficie que d'environ un pour cent. Lors de sa prise de parole à Cotonou, le vice-président Shettima a déclaré avec force que le continent africain doit impérativement exploiter ses propres ressources et reprendre le contrôle de sa place dans le commerce mondial. Il a mené les gouverneurs des États nigérians dans une tournée officielle et une évaluation approfondie de la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) au Bénin, une initiative qui témoigne de l'engagement du Nigeria à apprendre des meilleures pratiques régionales.
Le vice-président Shettima a indiqué être venu « à la demande de Son Excellence, le Président Bola Tinubu, dans l'esprit de son programme 'Renewed Hope Agenda', pour observer et procéder à un examen comparatif des meilleures pratiques mondiales et de la valeur ajoutée ». Il a affirmé que le Nigeria allait « reproduire une grande partie de ce que nous avons appris » afin de devenir « l'une des nations industrialisées du monde, conformément au 'Renewed Hope Agenda' du président Tinubu ». Cette démarche note l'ambition du Nigeria de s'appuyer sur des modèles éprouvés pour accélérer son développement industriel.
Le succès de la GDIZ
La Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) constitue une plateforme industrielle public-privé s'étendant sur 1 640 hectares. Cette zone accueille diverses opérations de fabrication, notamment dans les secteurs du textile, de l'habillement, de la noix de cajou et du soja. La GDIZ a généré plus de 25 000 emplois depuis le début de sa production en 2021. La mise en œuvre de cette zone s'inscrit dans la stratégie du Bénin visant à attirer des investissements et à développer son secteur manufacturier. La GDIZ est un exemple concret de la manière dont une stratégie d'industrialisation ciblée peut créer des opportunités économiques substantielles et des emplois durables. Les opérations de fabrication diversifiées au sein de la GDIZ, englobant le textile, l'habillement, la noix de cajou et le soja, démontrent une capacité à valoriser plusieurs chaînes de produits agricoles.
Le potentiel pour le Nigeria
Le potentiel de l'industrie textile nigériane est significatif, selon des observateurs. Le Nigeria pourrait générer des millions d'emplois, accroître ses exportations non pétrolières et stimuler l'activité économique en relançant sa chaîne de valeur textile. Cette initiative s'aligne d'autant plus avec les objectifs du pays que, sur le marché mondial du coton estimé à 370 milliards de dollars, l'Afrique ne capte qu'environ un pour cent de ces bénéfices. L'ambition de transformer l'économie nigériane par l'industrialisation est un objectif à long terme. La date du 24 juillet 2026 a été mentionnée comme un horizon temporel pour certaines projections ou étapes clés de ce développement, avec une échéance spécifique fixée à 23h52 le 24 juillet 2026 pour certaines réalisations. La relance de la chaîne de valeur textile du Nigeria est perçue comme un levier puissant, non seulement pour la création d'emplois massifs, mais aussi pour la diversification des exportations du pays au-delà du pétrole, et pour une stimulation générale de l'activité économique.
Plan de réplication nationale
Le Nigeria prévoit de reproduire à l'échelle nationale le modèle d'industrialisation du Bénin. La visite du vice-président Kashim Shettima à Cotonou visait à tirer des leçons pratiques du succès béninois en matière de liaison entre l'agriculture et l'industrie manufacturière. Cette démarche s'inscrit dans la stratégie du Nigeria de diversifier son économie et de créer de la valeur ajoutée à partir de ses ressources agricoles. Le Nigeria a l'intention de répliquer le modèle d'industrialisation du Bénin dans l'ensemble de son territoire, en adaptant les principes de la GDIZ à ses propres contextes régionaux et sectoriels.
Afin de concrétiser cette ambition, le Nigeria est en train de mettre en place huit zones agro-industrielles réparties dans huit de ses États. Ces zones sont destinées à servir de pôles de transformation pour les produits agricoles, suivant une approche similaire à celle observée à la GDIZ au Bénin. L'objectif est de stimuler la production locale, de générer des emplois et de renforcer la chaîne de valeur agricole du pays. La création de ces huit zones agro-industrielles représente un pas concret vers la mise en œuvre de cette stratégie nationale. Elles sont conçues pour être des moteurs de croissance économique, en transformant les matières premières agricoles localement et en créant des opportunités d'emploi dans diverses régions du Nigeria.