Diplomatie et coopération transfrontalière entre le Nigeria et le Bénin

Photo via Dailytrust

Le Dr Bonny Abisogun Botoku, secrétaire permanent du Nigeria-Benin Republic Inter-Border Forum, a plaidé le 21 octobre pour le recours à la diplomatie et aux liens culturels afin de régler les différends frontaliers. Cette prise de position s'inscrit dans une volonté de favoriser des solutions pacifiques pour stabiliser les zones de contact entre les deux nations. Lors d'un programme de formation organisé par l'Edo-Delta Journalists Association, qui s'est tenu ce mercredi à Ogolor, Port-Novo, au Benin Republic, il a affirmé : « Traditional institutions possessed valuable knowledge of local customs, community relationships and historical grievances that could help resolve disputes without force ».

Le Dr Bonny Abisogun Botoku, en qualité de secrétaire permanent du Nigeria-Benin Republic Inter-Border Forum, a souligné l'importance de ces mécanismes ancestraux dans la résolution des tensions contemporaines. Concernant la gestion des flux migratoires, le Dr Bonny Abisogun Botoku a ajouté : « Free movement does not mean that we should not know who is coming into the country, what they are coming to do and how long they intend to stay ». Cette déclaration met en lumière le besoin d'un équilibre entre la liberté de circulation et la nécessité d'un contrôle rigoureux des entrées sur le territoire national.

Le rôle des institutions traditionnelles

Le Dr Bonny Abisogun Botoku occupe la fonction de secrétaire permanent depuis 2012 au sein du Nigeria-Benin Republic Inter-Border Forum. Cette longévité à son poste, entamée il y a plus d'une décennie, lui confère une expérience directe dans la gestion des interactions complexes entre le Nigeria et le Benin Republic. Son expertise est régulièrement sollicitée pour analyser les dynamiques sociales qui régissent ces espaces frontaliers.

Dans le même temps, Abdullhamid Ibrahim, contrôleur par intérim du Ogun 1 Area Command, identifie la contrebande comme un facteur majeur de perte financière pour les autorités. Selon lui, le commerce illicite prive le gouvernement fédéral de revenus douaniers substantiels sur les produits importés, entravant ainsi la capacité de l'État à financer ses services publics. Cette dynamique affecte directement la compétitivité des entreprises locales face aux marchandises introduites clandestinement sur le territoire, créant une distorsion du marché intérieur.

Abdullhamid Ibrahim illustre cette disparité économique par le prix de vente des produits alimentaires. Un carton de spaghetti fabriqué localement coûte N5 000, tandis que les versions introduites par la contrebande sont vendues à N 3 000. Cet écart de N 2 000 favorise les produits importés illégalement au détriment de la production nationale et complique considérablement la perception des droits d'importation par les services douaniers, qui peinent à réguler ces flux. La lutte contre ce phénomène demeure une priorité pour le Ogun 1 Area Command afin de préserver l'économie locale.