Boni Yayi annonce son entrée au Sénat béninois, changeant de position

L'ancien président béninois, Thomas Boni Yayi
Photo: @PSI via News

L'ancien président béninois Boni Yayi a annoncé sa décision de siéger au Sénat, revenant sur une position antérieure, selon un message publié sur sa page Meta. Cette institution devrait être officiellement installée le 30 juillet 2026 à Porto-Novo. Boni Yayi avait auparavant déclaré publiquement : « J'avais publiquement fait ma position connue, clairement indiquant que je n'avais pas l'intention de siéger au sein de cette institution. »

Il a expliqué ce changement par les « nouvelles réalités institutionnelles » du pays, notamment « l'établissement d'un Parlement monochromatique », et le fait que « les cadres de dialogue politique sont devenus pratiquement inexistants. » Il considère que le Sénat pourrait servir de « cadre de dialogue politique interne visant à faire entendre les voix et les attentes des peuples. » Invoquant l'Article 113-3 de la Constitution, il a affirmé : « Je compte exercer mon droit de sénateur afin de travailler pour l'idéal de notre patrie commune. Je ne le demande pas ; c'est la Constitution. »

Changement de cap politique

Ce revirement fait suite à des déclarations antérieures de Boni Yayi, qui avait publiquement exprimé son intention de ne pas siéger au Sénat. Il avait notamment affirmé ne pas souhaiter prendre part à cette institution lors de l'examen du projet de révision constitutionnelle. Cette position initiale, clairement exprimée, contrastait avec sa décision actuelle d'exercer son droit de sénateur. L'ancien chef d'État, dont le mandat présidentiel s'est achevé en 2016, avait maintenu cette ligne de conduite jusqu'à sa récente annonce sur sa page Meta.

Raisonnement et vision pour le Sénat

Boni Yayi a expliqué son revirement par des « nouvelles réalités institutionnelles » au Bénin. Il a mentionné l'établissement d'un « Parlement monochromatique », soulignant que les « cadres de dialogue politique sont devenus pratiquement inexistants ». L'ancien président, qui avait initialement déclaré : « J'avais publiquement fait ma position connue, clairement indiquant que je n'avais pas l'intention de siéger au sein de cette institution », considère désormais le Sénat comme une opportunité. Il a affirmé qu'après mûre réflexion, « il apparaît que le Sénat pourrait être un cadre de dialogue politique interne visant à faire entendre les voix et les attentes des peuples. » S'appuyant sur les dispositions légales, il a précisé : « En vertu de l'Article 113-3 de la Constitution, je compte exercer mon droit de sénateur afin de travailler pour l'idéal de notre patrie commune. Je ne le demande pas ; c'est la Constitution. »

Cadre constitutionnel et installation

En tant qu'ancien président, Boni Yayi est membre de droit de la nouvelle institution sénatoriale, créée par la révision constitutionnelle de 2025. Cette situation découle de l'Article 113-3 de la Constitution, en vertu duquel il a déclaré : « Je compte exercer mon droit de sénateur afin de travailler pour l'idéal de notre patrie commune. Je ne le demande pas ; c'est la Constitution. » L'ancien chef d'État a justifié ce revirement par l'évolution du contexte politique béninois, affirmant que le Sénat pourrait servir de « cadre de dialogue politique interne visant à faire entendre les voix et les attentes des peuples. »

Implications futures et dialogue

Boni Yayi estime que le Sénat peut devenir « un cadre de dialogue politique » et « un cadre de dialogue politique interne visant à faire entendre les voix et les attentes des peuples ». Selon lui, cette institution offrirait une plateforme clé au regard des « nouvelles réalités institutionnelles » du Bénin, notamment l'existence d'un « Parlement monochromatique » et la quasi-disparition des autres « cadres de dialogue politique ». L'ancien président entend ainsi user de son droit de sénateur, conformément à l'Article 113-3 de la Constitution, pour œuvrer en faveur de ce qu'il appelle « l'idéal de notre patrie commune ».